Avant de venir à Shanghai, je rêvais de trouver un vieux restaurant caché dans ce quartier bordé de platanes, loin de la foule du Bund et de la rue de Nankin. Par hasard, j'ai choisi Hope Hotel Shanghai rue Zhaojiabang. Dès que j'ai poussé la porte avec ma valise, le bruit de la circulation s'est instantanément dissipé. J'ai compris que cet endroit abritait le havre de paix du quartier des platanes de Xuhui, un morceau d'histoire.
J'ai pris la ligne 9 à la station Shanghai Hongqiao jusqu'à la station Zhaojiabang Road. En sortant par la sortie 4, il ne me restait que cinq minutes de marche jusqu'au restaurant. En levant les yeux, j'ai aperçu le vieux bâtiment brun clair dissimulé dans l'ombre dense des platanes. Le vent faisait bruisser les feuilles contre les murs, et l'air même était imprégné de cette atmosphère si particulière et paisible du vieux Shanghai. Le hall, avec sa haute voûte, n'avait rien d'un hôtel bondé en plein centre-ville. Une douce lumière filtrait à travers les lustres en cristal rétro, et les peintures de paysages anciens de Shanghai accrochées aux murs me transportèrent instantanément des décennies en arrière. Tandis que la réceptionniste me remettait la clé de ma chambre, elle sourit et me rappela que la terrasse panoramique sur le toit offrait une vue imprenable sur les toits couverts de platanes de tout le quartier de Xuhui, me permettant d'admirer le coucher du soleil sans avoir à me déplacer.
En poussant la porte de ma chambre située en étage élevé, une baie vitrée du sol au plafond attira immédiatement mon regard. En contrebas s'étendait une canopée de platanes, tandis qu'au loin, les toits pointus des anciennes villas de la rue Hengshan apparaissaient et disparaissaient dans les nuages. Même la brise portait le parfum frais des feuilles de platane. La chambre était lumineuse et accueillante, et les récentes rénovations n'avaient en rien altéré le charme de l'hôtel. Le mobilier en bois chaleureux, associé à des tissus d'ameublement discrets et à une décoration sobre, sans fioritures superflues, respirait le confort dans les moindres détails : une petite table à thé près de la fenêtre était déjà dressée avec des sachets de thé local offerts, et le lit de deux mètres de large était recouvert de draps en coton de haute qualité, doux et fermes. La fatigue d'une journée de visites s'est instantanément dissipée dès que je me suis allongé.
Ce qui m'a le plus surpris, c'est le quartier piétonnier environnant. Je n'ai quasiment jamais pris le taxi pendant mon séjour : trois minutes à pied en descendant l'escalier menaient à la promenade bordée de platanes de la rue Hengshan, dix minutes de marche tranquilles me conduisaient au quartier commerçant de Xujiahui, et quinze minutes à pied, au coin de la rue, à la Bibliothèque de Shanghai. On pouvait même rejoindre la rue Wukang en flânant le long de cette avenue bordée de platanes. Chaque photo prise en chemin témoignait du charme unique du vieux Shanghai. Le soir, en montant sur la terrasse panoramique, l'immensité des toits de tuiles rouges de Xuhui s'étendait devant moi. Le soleil couchant teintait le ciel d'un rose orangé, et les lumières de la ville au loin illuminaient peu à peu le paysage. Un verre de soda shanghaïen fraîchement acheté à la main, le temps semblait lui-même suspendu.
Durant mon séjour, je n'ai jamais eu besoin de me presser. Le matin, je flânais sur l'avenue bordée de platanes jusqu'à la ruelle où je dégustais un bol de nouilles locales fumantes, je passais une partie de l'après-midi à la Bibliothèque de Shanghai, puis je retournais à la terrasse panoramique le soir pour admirer le coucher du soleil. Quand la marche me fatiguait, je pouvais toujours rentrer à l'hôtel pour me détendre. L'hôtel n'avait rien d'artificiel, loin de toute mise en scène « instagrammable » ; même la femme de ménage, en passant, souriait et me rappelait quelle pâtisserie traditionnelle, dans la ruelle voisine, venait de sortir des gâteaux de lune à la viande fraîchement préparés.
Le jour de mon départ de Shanghai, je me suis arrêtée devant l'entrée de l'hôtel et j'ai contemplé le paysage. Des feuilles de platane jonchaient les marches brun clair, et un léger parfum d'osmanthus flottait dans l'air. Finalement, le plus précieux lors d'un voyage à Shanghai, ce ne sont pas les chambres luxueuses avec vue panoramique sur le fleuve, mais plutôt ces petits coins cachés parmi les platanes, qui invitent à la flânerie et à la contemplation d'une autre époque. Lors de mon prochain séjour à Shanghai, je retournerai sans hésiter à l'hôtel Hope Hotel Shanghai et flânerai à nouveau sur la rue Hengshan bordée de platanes, pour admirer le coucher de soleil depuis le toit-terrasse.Afficher plus